En présentant son équipe économique, le président élu a indiqué
vouloir aider la classe moyenne autant que Wall Street. Manquent les
détails et le coût de son plan.
Barack Obama avait annoncé samedi, sans entrer dans les détails ni mentionner le coût, un plan de relance destiné à «sauvegarder ou créer 2,5 millions d'emplois» d'ici à 2011.
On n'en sait pas beaucoup plus après sa conférence de presse de lundi à
Chicago. Mais le président élu a laissé entendre que l'enveloppe
dépasserait largement les 175 milliards qu'il avait prévus il y a un
mois, car la crise atteint aujourd'hui «des proportions
historiques» :«Je ne veux pas parler de chiffres maintenant», a-t-il
dit en promettant une réponse «dans les semaines qui viennent», mais
l'effort sera «d'une ampleur et d'une portée suffisantes pour provoquer
un électrochoc dans l'économie».
Pour autant, il n'a pas démenti les chiffres qui circulent depuis la
semaine dernière, plusieurs de ses conseillers évoquant un plan compris
entre 500 et 700 milliards de dollars.
Ce montant correspondrait à la volonté du nouveau président,
réaffirmée lundi, de soutenir tout autant «Main Street» (la classe
moyenne) que «Wall Street» .
Le plan attendu n'est cependant pas ficelé. La tâche en incombe à l'équipe économique de deux hommes et deux femmes que Barack Obama a officiellement présentée lundi :
Timothy Geithner, 47 ans, a été confirmé comme secrétaire au Trésor ;
Lawrence Summers, 53 ans, prendra la tête du Conseil économique
national ; Christina Romer, 49 ans, dirigera le Conseil des experts
économiques ; et Melody Barnes, 43 ans, présidera le Conseil de la
politique économique intérieure, où elle suivra notamment la réforme du
système de santé.
Pragmatique sur le terrain
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