Alors que la grève s'annonce très suivie dans l'Education, le
ministre tente de relativiser la grogne. Ce jeudi sera un test pour le
service minimum d'accueil.
De la maternelle à l'université, du public au privé, les enseignants sont appelés jeudi à descendre dans la rue pour
protester contre les suppressions de postes et les réformes de
l'Education nationale (réforme de la seconde, fin des cours le
samedi…). La grève s'annonce très suivie, particulièrement dans le
primaire : le SNUipp-FSU, principal syndicat des écoles, prévoit
jusqu'à 69% de grévistes. Les syndicats lycéens ont aussi prévu de se
joindre à eux. Une mobilisation qui laisse de marbre Xavier Darcos.
Invité jeudi matin de RTL le ministre de l'Education a nuancé les
chiffres brandis par les syndicats, «les chiffres sont toujours plus
important le matin que l'après-midi. Ce soir, vous aurez moins d'un
gréviste sur deux» et a promis quoi qu'il arrive de poursuivre le cap
de sa politique.
«Les suppressions de poste [11.200 cette
année, 13.500 l'année prochaine] vont continuer. Ce qui compte c'est la
manière dont nous nous organisons, les services que les enseignants
rendent, et pas simplement le nombre de professeurs», a défendu le
ministre qui a rappelé que l'Etat va dépenser 410 millions de France
pour ses professeurs.
«La résistance que nous rencontrons
prouve que nous sommes efficaces», fait valoir Xavier Darcos. Lançant
une charge contre les syndicats, il a dénoncé chez ces derniers «la
culture systématique de la grève dès qu'il y a un problème». «Les
protestations c'est démodé comme moyen d'aborder les soucis. Les
enseignants méritent mieux que des syndicats qui organisent la
résistance au changement», a-t-il martelé. «Le 21e siècle n'est pas
vieux mais il a déjà connu 33 mouvements enseignants, connaissez vous
beaucoup de professions qui font plus de quatre grèves par an ? La
France avance plus vite que les cortèges, les syndicats entendent-ils
le bruit du changement ?», s'est interrogé Xavier Darcos.
«Refuser le SMA, c'est inventer les congés forcés»
Lire la suite de cet article